Comment les OGM réduisent-ils les émissions de carbone ?
D'après une étude canadienne, les cultures génétiquement modifiées jouent un rôle important car elles peuvent aider le secteur agricole à réduire les émissions de gaz à effet de serre . Cette étude a été publiée en 2021 dans la revue scientifique à comité de lecture Sustainability . À l'échelle mondiale, l'agriculture est responsable d'environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre, principalement en raison de l'utilisation de pesticides, d'engrais et de déchets animaux.
L'étude suggère que les cultures OGM tolérantes aux herbicides et le glyphosate peuvent contribuer à accroître la séquestration du carbone dans les sols . Ainsi, le dioxyde de carbone reste piégé dans le sol au lieu d'être libéré dans l'atmosphère, ce qui contribue au changement climatique. L'adoption de cultures OGM en Europe pourrait réduire d'environ 7.5 % les émissions totales de gaz à effet de serre du continent provenant de l'agriculture. D'après l'image ci-dessous, les cultures OGM peuvent contribuer à réduire les coûts d'opportunité carbone (COC) et les émissions liées à la production (ELP).
Source : cell.com
Plusieurs revues de la littérature scientifique suggèrent que l'adoption de cultures OGM peut entraîner des avantages écologiques, économiques et sanitaires grâce à l'augmentation des bénéfices agricoles, des rendements agricoles plus élevés et une moindre utilisation de pesticides chimiques. L’augmentation des rendements des cultures OGM peut avoir de nombreux effets positifs sur l’atténuation du changement climatique. À mesure que la population mondiale et la demande alimentaire augmentent, une augmentation des rendements agricoles peut réduire la nécessité d’ajouter de nouvelles terres à la production. Ainsi, on évite les émissions de carbone supplémentaires liées au changement d’affectation des terres.
Comment les cultures OGM peuvent-elles protéger l’environnement ?
La COP26 de 2021 a identifié la gestion des sols et l'utilisation efficace des nutriments comme des composantes essentielles des systèmes de production alimentaire durables , de la sécurité alimentaire mondiale et de la résilience face aux changements climatiques. Le labour, une forme de désherbage, libère du dioxyde de carbone dans l'atmosphère et entraîne l'appauvrissement des sols.
L'adoption de cultures OGM et l'utilisation d'engrais associés à ces cultures garantissent un contrôle efficace des mauvaises herbes, et le travail du sol ne sera pas nécessaire. Empêcher le travail du sol est un moyen efficace d’augmenter la séquestration du carbone dans l’agriculture.
Des chercheurs ont mis au point un cadre de comptabilité carbone pour estimer la séquestration du carbone dans la province de la Saskatchewan, au Canada, sur une période de 30 ans. Un sondage en ligne a également été mené auprès des agriculteurs de la Saskatchewan entre novembre 2020 et avril 2021. Les résultats obtenus suggèrent que l'adoption de cultures OGM a facilité des changements importants (amélioration de la lutte contre les mauvaises herbes, etc.) dans les pratiques de gestion des terres des agriculteurs de la Saskatchewan.
Selon le Dr Stuart Smyth , professeur agrégé au Département d'économie agricole et des ressources de l'Université de la Saskatchewan, les conclusions de l'étude révèlent l'hypocrisie des militants écologistes qui, tout en réclamant des pratiques agricoles durables améliorées, exigent l'interdiction des OGM et du glyphosate. Il ajoute que des pratiques durables sont impossibles sans technologies de pointe et innovantes comme les OGM.
Conclusion
En conclusion, les cultures génétiquement modifiées ont le potentiel de jouer un rôle important dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En augmentant les rendements des cultures, en réduisant l’utilisation de pesticides nocifs et en améliorant l’efficacité de l’agriculture, les cultures OGM peuvent contribuer à réduire les émissions agricoles et à atténuer l’impact du changement climatique. Cependant, il est important de considérer les risques potentiels et les incertitudes associés à l’utilisation de cultures OGM, ainsi que la nécessité de poursuivre la recherche et le développement. En fin de compte, le rôle des cultures OGM dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre dépendra d’une série de facteurs, notamment les progrès scientifiques, l’acceptation du public et les politiques gouvernementales. En équilibrant soigneusement ces considérations, nous pouvons œuvrer vers un avenir dans lequel l’agriculture jouera un rôle clé dans la réduction des émissions et contribuera à atténuer les impacts du changement climatique.
À lire également : Les nouveaux OGM ne réduiront-ils pas l’utilisation de pesticides ? Découvrons la vérité.

0 Commentaires