L'Inde réclame davantage de financements pour la lutte contre le changement climatique et critique les pays développés lors de la COP30.

Par | 18 novembre 2025 | Changement climatique , COP

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Lors du sommet sur le climat qui se tient actuellement à Belém, au Brésil, l'Inde a exigé un financement climatique accru à la COP30, critiquant vivement les pays développés pour leurs manquements répétés à leurs obligations en la matière. Le négociateur indien, Suman Chandra, représentant les pays en développement partageant les mêmes vues (PMDV), a prononcé l'une des interventions les plus marquantes de la conférence, affirmant que les pays du Sud sont placés dans une situation intenable.

Les pays en développement ne peuvent atteindre leurs objectifs d’adaptation, d’atténuation ou leurs contributions déterminées au niveau national (CDN) au titre de l’Accord de Paris sans un financement prévisible, suffisant et juridiquement obligatoire. L’Inde a fait valoir que l’incapacité des pays les plus riches à remplir leurs obligations entrave les progrès mondiaux en matière de lutte contre le changement climatique et exacerbe les inégalités, notamment au moment où les pays élaborent leurs plans CDN 3.0 pour la période 2031-2035.

L'Inde a par ailleurs souligné que l'équité, la justice climatique, le multilatéralisme et l'accès universel au financement et aux technologies sont des droits fondamentaux pour les pays en développement, et non de simples objectifs facultatifs. Dans ce contexte, l'Inde réclame un financement climatique accru lors de la COP30 afin de garantir que la transition écologique mondiale n'oublie pas les nations vulnérables.

Pourquoi l'Inde critique-t-elle les pays développés ? COP30?

Le message percutant de l'Inde trouve son origine dans une irritation croissante face au fossé grandissant entre les promesses et leur réalisation. Il souligne comment le manque de ressources financières a entravé, voire stoppé, l'action climatique dans les pays du Sud.

L'Inde réclame davantage de financements climatiques à la COP30

Points clés:

  • À maintes reprises, les pays développés n'ont pas tenu leurs promesses en matière de soutien financier.
  • L'absence de ressources financières entrave l'adaptation, l'atténuation et la mise en œuvre des mesures d'adaptation. NDC.
  • Plusieurs financement climatique Les documents soumis contenaient des rapports faisant état de données obsolètes et de contributions en baisse.
  • L'Inde craint que les nations les plus vulnérables à le changement climatique et ceux qui vivent dans la plus grande pauvreté en subiront les conséquences les plus graves.

L'Inde a souligné que, malgré l'aggravation des catastrophes climatiques, plusieurs pays développés ont considérablement réduit leurs contributions à la lutte contre le changement climatique, avec des réductions allant de 51 % à 75 % dans certains cas et de 76 % à 100 % dans d'autres. De telles pratiques érodent la confiance et compromettent la collaboration internationale.

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Que veut l'Inde à travers le Nouvel Objectif Collectif Quantifié (NCQG)?

L’Inde s’attaque aux lacunes du NCQG, l’objectif de financement climatique post-2025 adopté lors de la COP29.

Points clés:

  • Si NCQG vise à atteindre au moins 300 milliards de dollars par an d'ici 2035.L'Inde estime que cet objectif est insuffisant.
  • L'Inde soutient que Article 9.1 L'un des aspects de l'Accord de Paris, qui établit des obligations contraignantes pour les pays développés, a été négligé.
  • L'Inde souhaite une définition claire du financement climatique qui le distingue de l'aide au développement.
  • Privilégie les subventions et les prêts à taux préférentiels aux prêts commerciaux.

L'Inde a exprimé sa déception face au fait que les négociations du NCQG aient négligé les responsabilités juridiques au profit de discussions vagues et informelles. C'est pourquoi elle réclame un financement climatique accru lors de la COP30, appelant à des négociations formelles reconnaissant le caractère contraignant des articles 9.1 et 9.3, qui imposent aux pays développés de jouer un rôle moteur dans la mobilisation des fonds climatiques.

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Comment l'Inde compte-t-elle garantir que le financement climatique soit prévisible et transparent ?

L'Inde réclame davantage de financements climatiques à la COP30

Source : X

L'Inde souligne que le financement climatique doit non seulement croître, mais aussi être vérifiable, cohérent et prévisible.

Points clés:

  • Le financement climatique devrait s'appuyer sur des prévisions pluriannuelles plutôt que sur des estimations ponctuelles.
  • Les rapports provenant de pays développés doivent utiliser des données actuelles et vérifiables.
  • Le financement doit être nouveau, complémentaire et ne pas consister en une réaffectation de l'aide au développement existante.
  • Pour la planification à long terme, notamment en ce qui concerne CDN 3.0La prévisibilité est cruciale.

L'Inde a toujours affirmé que les engagements financiers en matière de climat étaient dénués de sens sans clarté ni transparence. Lors des précédentes COP, comme la COP29 à Bakou, elle avait déjà alerté sur le non-respect de son engagement de 100 milliards de dollars et qualifié l'objectif de 300 milliards de dollars d'« illusion ». Cette année, alors qu'elle réclame davantage de financements climatiques à la COP30, l'Inde souligne que les pays en développement ne peuvent pas développer les énergies renouvelables à grande échelle , construire des infrastructures résilientes ni assurer la transition agricole sans un flux de ressources stable et prévisible.

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Que signifie pour l'Inde l'affirmation selon laquelle le financement climatique est une obligation légale ?

Le cadre juridique de l'Accord de Paris constitue un pilier important de la position de l'Inde.

Points clés:

  • Conformément à l'article 9.1, les pays développés ont une obligation contraignante en matière de financement climatique.
  • Conformément à l'article 9.3, ils sont tenus de prendre l'initiative en matière de mobilisation financière.
  • La finance est un droit, et non une œuvre de charité.
  • La justice climatique exige que ceux qui en ont été responsables dans l'histoire apportent leur aide.

Suman Chandra, représentant les pays en développement, a souligné que les pays du Sud ont pleinement assumé leurs responsabilités grâce à des initiatives ambitieuses de développement des énergies renouvelables, d'adaptation et de résilience climatique. Il est toutefois inacceptable que ce fardeau repose uniquement sur les pays pauvres, endettés et vulnérables. C'est pourquoi l'Inde réclame davantage de financements climatiques lors de la COP30, afin de garantir que les pays développés respectent leurs obligations juridiques et éthiques.

Principales préoccupations financières de l'Inde à la COP30
Question Préoccupation de l'Inde La demande de l'Inde
Cible NCQG Un montant de 300 milliards de dollars par an d'ici 2035 est jugé insuffisant. Négociations formelles reconnaissant l'article 9.1
Données financières obsolètes Plusieurs pays développés ont soumis des chiffres anciens ou réduits Des rapports précis, transparents et actualisés sur le financement climatique
Finance vs Aide au développement Le financement climatique s'appuie souvent sur l'aide générale au développement. Une définition claire séparant les deux
Prévisibilité Les flux entrants irréguliers et imprévisibles entravent la planification Projections financières stables sur plusieurs années
Type de financement Les prêts à taux d'intérêt élevés augmentent le fardeau de la dette Subventions et prêts à taux préférentiels

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Foire Aux Questions (FAQ)

Q1. Pourquoi l'Inde fait-elle autant pression pour obtenir des financements climatiques à la COP30 ?

Les pays en développement ne disposent pas des ressources suffisantes pour atteindre leurs objectifs de contribution déterminée au niveau national (CDN) ni pour opérer une transition vers les énergies propres. Nombre d'entre eux, vulnérables aux changements climatiques, dépendent d'un soutien financier fiable pour s'adapter à l'aggravation de leurs effets.

Q2. Qu'est-ce qui rend l'argumentation de l'Inde différente cette année ?

L’intervention de l’Inde est devenue plus ferme et directe qu’auparavant, reflétant la frustration croissante des nations qui élaborent leurs plans NDC 3.0 pour 2031-2035. Le manque de financement compromet la planification climatique à long terme.

Q3. Comment un financement accru pour la climat pourrait-il aider les pays du Sud ?

Cela faciliterait le développement des énergies renouvelables, la résilience face aux catastrophes, les pratiques agricoles durables, les infrastructures respectueuses du climat et le respect des engagements pris dans le cadre de l'Accord de Paris.

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Auteur

  • Le Dr Emily Greenfield est une environnementaliste très accomplie avec plus de 30 ans d'expérience dans la rédaction, la révision et la publication de contenu sur divers sujets environnementaux. Originaire des États-Unis, elle a consacré sa carrière à la sensibilisation aux problèmes environnementaux et à la promotion de pratiques durables.

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